Avant tout, il convient de ne pas confondre l’indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement avec les pénalités de retard mentionnées à l’article L. 441-10 II du Code de commerce.
Les pénalités de retard ont pour vocation de sanctionner financièrement le débiteur en cas de paiement tardif.
Elles sont généralement prévues dans vos conditions générales de vente (CGV) sous la forme d’une « clause d’intérêts moratoires »
L’indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement ne doit pas non plus être assimilée aux indemnités prévues par la clause pénale figurant dans vos conditions générales de vente.
Pour rappel, cette clause a pour fonction de déterminer à l’avance le montant des dommages-intérêts à verser en cas de manquement contractuel, en organisant ainsi la responsabilité des parties.
Par ailleurs, en tant que professionnel, vous êtes tenu de mentionner l’existence de l’indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement dans vos conditions générales de vente (CGV) ainsi que sur vos factures, conformément à l’article L. 441-6 du Code de commerce.
Cette obligation se matérialise par une mention spécifique, telle que :
« En cas de retard de paiement, une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement de 40 euros sera due, conformément à l’article L. 441-6 du Code de commerce et au décret n° 2012-1115 du 2 octobre 2012. »
Rappelez-vous qu’à partir du premier jour de retard, la créance impayée est considérée comme juridiquement établie.
Votre débiteur est alors en situation de défaillance, ce qui vous donne le droit de réclamer, de plein droit, le paiement de l’indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement