Que ce soit lors de la création, d'une reprise ou dans le cadre de la gestion quotidienne, suivre l'évolution du BFR est indispensable.
Un BFR en forte hausse est un signal d'alarme : il annonce souvent des tensions de trésorerie à venir.
À l'opposé, un BFR négatif témoigne d'une bonne maîtrise financière.
Comment le calculer ?
Le BFR se calcule à partir du bilan comptable, selon la formule suivante :
BFR = Stocks + Créances clients − Dettes fournisseurs
Il résulte de l'interaction de trois variables :
- Les dettes fournisseurs correspondent aux montants que l'entreprise doit encore verser à ses fournisseurs, en contrepartie de biens ou de prestations qu'elle a déjà reçus mais pas encore payés.,
- Les créances clients désignent les montants que l'entreprise est en droit de récupérer auprès de sa clientèle, en contrepartie de biens ou de prestations déjà fournis mais pas encore réglés,
- Les stocks correspondent à l'ensemble des biens détenus par une entreprise, qu'il s'agisse de matières premières non transformées, d'articles destinés à la revente ou de produits finis prêts à être commercialisés.
D'une manière générale, la diminution du BFR est perçue favorablement, puisqu'elle dégage des liquidités mobilisables pour d'autres besoins de l'entreprise.
À l'inverse, sa hausse peut constituer un signal d'alerte quant à d'éventuelles tensions de trésorerie à venir.
Un BFR mal maîtrisé peut éroder la compétitivité de l'entreprise : le réduire est donc une priorité stratégique.