Pour qu’une clause de compétence territoriale soit valide, elle doit impérativement remplir les conditions cumulatives prévues par l’article 48 du Code de procédure civile :
« Toute clause qui, directement ou indirectement, déroge aux règles de compétence territoriale est réputée non écrite à moins qu’elle n’ait été convenue entre des personnes ayant toutes contracté en qualité de commerçant et qu’elle n’ait été spécifiée de façon très apparente dans l’engagement de la partie à qui elle est opposée ».
À défaut, elle sera considérée comme non écrite.
I/ La clause de compétence territoriale s’applique uniquement aux relations entre commerçants. En particulier, elle ne peut être imposée à un consommateur.
II/ Ensuite, la clause doit être parfaitement lisible et mise en évidence.
Selon une jurisprudence constante, la Cour de cassation exige que la clause soit rédigée de manière claire et visible (voir, par exemple, Cass. com., 30 sept. 2020, n° 19-10.423 et Cass. civ. 1, 15 mai 2018, n° 17-12.044).
Sont notamment exclus les textes écrits en couleur trop claire ou en police trop petite.
III/ Enfin, la clause de compétence territoriale doit avoir été portée à la connaissance du débiteur et acceptée par celui-ci.
La preuve peut être apportée par différents moyens, notamment lorsque les conditions générales de vente (CGV) ont été paraphées et signées par le cocontractant, ou lorsque le bon de commande signé par le débiteur fait apparaître au verso les CGV.
En tant que commerçant, il est essentiel de vous assurer que les clauses de compétence territoriale incluses dans vos documents contractuels respectent les exigences légales de validité.
Lorsqu’elles sont conformes, ces clauses constituent un véritable levier pour optimiser la gestion de vos litiges.